SIMETRIUM .COM 1 cal = 4,184 J
obsolète · cal → J
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caloric z 60 · z 12 caloriccaloriccaloriccaloriccaloriccaloric caloric caloric 020406080 100 °C 15 W = Q · 4,184 J/cal SYMBOL PLATE 1 cal = 4,184 J1798 · 2,5 h · 12 kg H₂O CGPM 1948 · ISO 80000-5 · Q en J
Casse
En minuscules caloric, en français calorique. Il n’avait pas de symbole propre ; on le mesurait en calories : cal, en minuscules.
Ne pas confondre
Le calorique est une substance d’une ancienne théorie. La calorie est une unité d’énergie, toujours vivante. Le phlogistique est une autre matière obsolète, celle du feu.
Sur la plaque, un arsenal de 1798. Une grande roue fait tourner, par un pignon, un fût de bronze dans une caisse d’eau ; un foret émoussé appuie dans l’âme et rougeoie. Du point de frottement montent des particules ambrées — un calorique qui n’avait d’où venir. La vapeur monte au-dessus de l’eau, le thermomètre grimpe, en bas le repère atteint 100 °C. Sous la plaque, la conclusion : le travail égale la chaleur, 4,184 J par calorie.
Passeport de la grandeur · obsolète · quantité de chaleur

Calorique

Grandeur obsolète · mesure — la calorie · aujourd’hui la chaleur s’exprime en joules

Munich, 1798. Le comte Rumford regarde forer des fûts de canon à l’arsenal et se pose une question de calcul. Si la chaleur est une substance répandue dans le métal, sa réserve est finie, et le forage cessera un jour de chauffer. Il prend un foret émoussé, met le fût dans une caisse d’eau et obtient de l’eau bouillante en deux heures et demie. Il change l’eau — de nouveau elle bout.

Le calorique était une matière impondérable que Lavoisier inscrivit dans sa table des substances simples. On pensait qu’il coulait du chaud vers le froid en se conservant. On en mesurait la quantité en calories : une calorie échauffe un gramme d’eau d’un degré. La théorie donna des tables justes de capacités thermiques et même la théorie des machines thermiques de Carnot. Mais l’expérience de Rumford montra qu’on peut produire de la chaleur sans fin, tant qu’on fournit du travail.

Notationcaloric · calorique · mesure cal
Comment on mesuraitpar la masse de glace fondue et l’échauffement de l’eau · Q = c·m·ΔT
Ce qu’on supposaitconservation : ce qui quittait un corps arrivait dans un autre
Introduction et abandoncalorique — Lavoisier, 1789 · expérience de Rumford — 1798 · équivalent mécanique — Joule, 1843—1850
Notation actuellela chaleur est une forme d’énergie, en joules · 1 cal = 4,184 J · ISO 80000-5
Valeurs typiques79,7 cal — fondre un gramme de glace · 540 cal — vaporiser un gramme d’eau · 2000 kcal — ration journalière
Vers la conversion Vers l’expérience de Rumford
01 · Définition

Le fluide impondérable de la chaleur

Dans le système de la fin du XVIIIᵉ siècle, le calorique est contenu dans les corps et coule des chauds vers les froids. Ses particules se repoussent — c’est pourquoi la chaleur se répand et les corps se dilatent quand on les chauffe. Les substances retiennent le calorique différemment : le fer en demande dix fois moins que l’eau pour s’échauffer d’un degré.

La chaleur latente de Black trouvait aussi son explication : la glace qui fond absorbe du calorique sans se réchauffer, il y entre donc sous forme liée. Tout le calcul du système reposait sur une hypothèse — que le calorique se conserve. C’est elle qu’il fallut abandonner. Les formules de capacité thermique restèrent valables ; seulement, la chaleur compte désormais comme énergie.

Q — quantité de chaleur, J ou cal · c — capacité thermique massique, J/(g·K) · m — masse, g · ΔT — échauffement, K · λ — chaleur de fusion de la glace, 333,6 J/g · W — travail, J · T — température, K
Interactif · calorimètre à glace de Lavoisier et Laplace

La chaleur sur la balance, sans thermomètre

Au centre, un échantillon chaud dans une chambre de glace ; sa couleur dépend de sa température. En turquoise, la glace et l’eau de fonte, qui coule dans la coupelle en bas — sa masse donne la chaleur. L’enveloppe extérieure est aussi en glace ; elle protège l’expérience de la chaleur de la pièce. Les points ambrés sont le calorique tel qu’on se le figurait : il passe de l’échantillon à la glace jusqu’à ce que l’échantillon refroidisse à zéro.

dans la chambre : coupelle : eau de fonte, échelle jusqu’à 130 g
Température de l’échantillon, 100 g
Glace fondue
m = Q / λ
Calorique, tel qu’on le comptait
79,7 cal par gramme de glace
La même chose aujourd’hui
Q = c·m·ΔT

Interactif · le calorique vu par les années 1790, quatre expériences

Comment le calorique expliquait tout — jusqu’à ce qu’on se mette à forer

Ici le calorique est dessiné tel qu’on se le figurait : 260 particules ambrées d’un fluide impondérable. Dans les trois premières expériences leur nombre ne change pas ; elles ne font que passer d’un corps à l’autre, dilater le corps ou se cacher dans la glace qui fond. Les cercles creux sont du calorique lié, la couche turquoise est de la glace. Dans la quatrième, le foret fait naître de nouvelles particules, blanches, à partir de rien — et le compte cesse de tomber juste. Le curseur conduit l’expérience ; les nombres sous la scène sont comptés en calories, comme à l’époque.

particules de calorique :

Interactif · expérience de Rumford, Munich, 1798

Le fût qui ne refroidissait pas

Au centre, la foreuse de l’arsenal. Des chevaux tournent en rond ; leur manège fait tourner un fût de bronze par une grande roue et un pignon. Le fût est dans une caisse d’eau, un foret émoussé appuie dans son âme. En lilas, le travail mécanique : engrenage, arbre, puissance des chevaux. En ambre, la chaleur qui naît au point de frottement : des particules montent du foret à travers l’eau. En turquoise, l’eau et sa température. À droite, un écran enregistre l’échauffement de l’eau, avec en dessous le compte du calorique. Selon la théorie, la réserve de calorique du fût est finie. La barre montre combien de cette réserve aurait déjà dû partir. Le temps va 120 fois plus vite : une seconde vaut deux minutes. Si l’on ne touche à rien pendant 20 s, les expériences démarrent seules.

à gauche : journal de l’expérience, chaleur, travail, eauà droite : température de l’eau minute par minute et compte du calorique
Chevaux au manège
Foret
Actions
Eau dans la caisse12,0 kg
Rumford prit environ 12 kg d’eau et un cheval. Plus d’eau, c’est plus long jusqu’à l’ébullition, mais la chaleur par minute de travail reste la même.
Chaleur de frottement
—
—
Eau
—
—
Travail des chevaux
—
—
Compte du calorique
—
—

—

Graphique · échauffement, compte du calorique et équivalent mécanique

02 · Conversion
En joules

Il existe plusieurs calories. La thermochimique vaut exactement 4,184 J, l’internationale 4,1868 J, celle à 15 degrés 4,1855 J. L’écart est de quelques dixièmes de pour cent. Dans un travail précis, on indique le type de calorie — ou mieux, on écrit directement des joules.

Les grammes de glace et d’eau bouillante étaient les mesures de l’époque : c’est ainsi qu’on voyait la chaleur. Fondre un gramme de glace demande 79,7 cal, vaporiser un gramme d’eau à 100 °C environ 540 cal. La vapeur brûle plus que l’eau bouillante justement à cause de ces 540.

03 · Ordres de grandeur
Quantité de chaleur de 1 cal à 10¹⁸ J, échelle logarithmique

04 · Instruments de mesure
calorimètre à glace
Lavoisier et Laplace, 1783. L’échantillon est dans la glace, la glace fond, l’eau coule dans une coupelle et on la pèse. Ni échelle, ni thermomètre — toute la précision tient à la balance. Une mesure prenait une journée, mais le résultat se lisait en grammes.
calorimètre à eau
Un récipient d’eau pesée, un agitateur, un thermomètre précis. On plonge un corps chaud dans l’eau et l’on calcule la chaleur d’après l’échauffement. Presque toutes les capacités thermiques du XIXᵉ siècle furent mesurées ainsi, et la bombe calorimétrique fonctionne de même.
Δm < 10⁻⁶
balance de Rumford
La chaleur a-t-elle un poids ? Rumford suspendit à un fléau des plus sensibles des flacons scellés d’eau et d’alcool et les laissa refroidir. L’équilibre ne bougea pas. Si le calorique pèse quoi que ce soit, c’est moins d’un millionième de la masse.
m·g·h
appareil à palettes de Joule
Des poids qui tombent font tourner, par une poulie, des palettes dans l’eau, et l’eau s’échauffe par frottement. Le travail des poids est connu, l’échauffement aussi — on sait donc combien de travail coûte une calorie. En une mesure, l’eau gagnait un tiers de degré.
05 · Règles d’écriture
Correct
Q = 333,6 J — chaleur en joules, comme l’exige le SI
79,7 cal — calorie en minuscules, avec une espace
2000 kcal — énergie alimentaire en kilocalories
calorique — notion obsolète, dans un texte historique
Incorrect
2000 Cal — le « Cal » majuscule sur un emballage signifie kcal
« réserve de calorique d’un corps » — on parle d’énergie interne
« calorie de chaleur », « degré de chaleur » — chaleur et température sont des grandeurs différentes
Q = 15 °C — la température ne mesure pas la quantité de chaleur
06 · Unités voisines

Le calorique a disparu, mais il a laissé un héritage. Carnot dériva la limite des machines thermiques en tenant le calorique pour conservé — et la formule est encore juste. Travail et chaleur se révélèrent une seule grandeur, et l’entropie naquit du rapport de la chaleur à la température.

07 · Section historique
1783 · 0 °C
calorimètre de Lavoisier
Note métrologique

La théorie du calorique n’a gâché aucune mesure : le calorimètre mesurait la chaleur transmise, pas une substance. C’est pourquoi les tables de capacités thermiques de Lavoisier et Laplace ont survécu à la théorie. On n’abandonna que l’hypothèse de conservation ; la mesure — la calorie — fut gardée.

La calorie était définie par l’eau et connut plusieurs versions : à 15 °C, moyenne de 0 à 100 °C, internationale. En 1948, la Conférence générale des poids et mesures recommanda d’exprimer la chaleur en joules. La calorie resta sur les emballages alimentaires et dans les vieux manuels.

772 ft·lbf · 1850
poids de Joule
Catalogue des grandeurs
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le socle · 7 unités

Les sept unités de base du SI

Le laboratoire de l'index : un verre de jus de chou, un brûleur, un verre d'eau sur une plaque froide et un train d'engrenages
Index · toutes les grandeurs sur une page
Le laboratoire à l'entrée de l'index

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